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Vue en contre-plongée d’un arbre géant de la forêt tropicale, la nuit, autour duquel une liane s’enroule en spirale jusqu’à la canopée ; le clair de lune se disperse en vagues motifs géométriques parmi les feuilles.

LE JOURNAL SHROOMVERSE ✳ 22 MIN DE LECTURE

Qu’est-ce que l’ayahuasca ? Le breuvage amazonien, son histoire contestée et ce que sait la science

Réponse courte, vérifiée le 24 octobre 2026

L’ayahuasca est un breuvage psychoactif de l’ouest de l’Amazonie qui contient du DMT ainsi que des alcaloïdes de la famille des β-carbolines, lesquels bloquent l’enzyme MAO, qui détruirait autrement le DMT dans l’intestin et le foie. On l’utilise dans des traditions autochtones et métisses, dans des Églises brésiliennes et, plus récemment, dans des retraites partout dans le monde. L’âge de cette pratique reste débattu : un paquet rituel bolivien vieux de 1 000 ans contenait des traces des deux composés clés, mais il s’agissait d’une trousse à priser, et certains anthropologues soutiennent que boire de l’ayahuasca pour « guérir » est une évolution récente. La recherche est restreinte et en est à ses débuts, et elle ne prouve aucun traitement. Son inhibition de la MAO rend potentiellement dangereuses les combinaisons avec certains médicaments, dont les antidépresseurs ISRS. Au Canada, le DMT et l’harmaline sont des substances désignées de l’annexe III (articles 7 et 9).

Dans cet article 9 sections

L’ayahuasca est souvent décrite d’un seul souffle comme ancienne, sacrée et guérisseuse. Chacun de ces mots cache un débat. Ce guide explique ce qu’est l’ayahuasca, ce que l’archéologie et l’anthropologie disent réellement de son âge, comment fonctionne sa chimie en termes généraux, ce que la recherche contrôlée a montré et n’a pas montré, et pourquoi elle comporte des risques d’interaction que le DMT seul ne présente pas. Pour un tableau comparatif de l’ayahuasca et du DMT (durée, effets physiques, purge), consultez ayahuasca vs DMT.

Information seulement, pas des conseils

Cet article décrit des recherches publiées, l’histoire et le droit. Il ne donne aucune quantité, aucun détail de préparation, aucune source de plantes ni aucune façon de prendre quoi que ce soit, et il ne recommande aucune cérémonie, aucun cadre ni aucune retraite. Ce n’est pas un avis médical ni juridique. En cas d’urgence, composez le 911. Niveaux de preuve utilisés ci-dessous : établi (démontré dans des études révisées par des pairs ou des documents primaires, et non sérieusement contesté), préliminaire (précoce, restreint, observationnel ou indirect) et non résolu (une question ouverte).

Qu’est-ce que l’ayahuasca ?

L’ayahuasca est un breuvage du bassin amazonien qui associe le DMT (N,N-diméthyltryptamine) à des alcaloïdes de la famille des β-carbolines, principalement l’harmine, l’harmaline et la tétrahydroharmine (McKenna, Towers et Abbott, 1984 ; Riba et coll., 2003). L’Organe international de contrôle des stupéfiants la décrit comme une préparation à base de plantes indigènes du bassin amazonien, contenant plusieurs alcaloïdes psychoactifs, dont le DMT (OICS, 2010). Nous ne nommons pas les plantes et ne décrivons pas la fabrication du breuvage. Niveau de preuve : établi.

Elle porte de nombreux noms. Chez les Shipibo-Konibo de l’Ucayali péruvien, on l’appelle ayawaska ou oni, et d’autres nations autochtones la nomment yage, caapi ou camaranti, entre autres (Favaron, Williams et Bédard, 2026). Aux États-Unis, l’Église União do Vegetal appelle son thé sacramentel hoasca (Gonzales v. O Centro Espírita, 2006). Niveau de preuve : établi.

Ses utilisateurs ont changé. L’anthropologue Bernd Brabec de Mori décrit aujourd’hui trois grands groupes qui se chevauchent : les Autochtones et les métis au sein de leurs propres communautés ; les utilisateurs « néochamaniques » et récréatifs partout dans le monde ; et les patients de la recherche médicale et psychiatrique moderne (Brabec de Mori, 2021). Chaque groupe comprend différemment ce qu’est l’ayahuasca et ce qu’elle fait. Niveau de preuve : établi en tant que description ; ce cadrage est celui de l’auteur.

Quel âge a l’ayahuasca ? Ce que disent les preuves

On lit souvent que l’ayahuasca est bue depuis des milliers d’années. Les preuves sont moins certaines. L’archéologie montre que des plantes psychoactives contenant des composés de type DMT sont utilisées depuis très longtemps dans les rituels sud-américains. Ce qu’elle n’a pas encore montré, c’est que l’on buvait l’ayahuasca elle-même dans l’Antiquité. Niveau de preuve : non résolu quant à l’âge de la pratique de la boire.

La découverte la plus solide est un paquet rituel provenant d’un abri sous roche de l’Altiplano de Lípez, dans le sud-ouest de la Bolivie, daté au radiocarbone d’environ l’an 1000 de notre ère. La spectrométrie de masse des résidus a révélé des traces de bufoténine, de DMT, d’harmine et de cocaïne, ce qui laisse croire qu’au moins trois plantes faisaient partie de la trousse. Les auteurs notent qu’il s’agit d’un cas documenté de paquet contenant à la fois de l’harmine et du DMT, « les deux ingrédients principaux de l’ayahuasca » (Miller et coll., 2019). Le paquet était une trousse à priser : il prouve donc que les deux composés étaient transportés et utilisés ensemble dans un rituel, mais non que quelqu’un buvait un breuvage. Niveau de preuve : établi pour les résidus ; leur mode d’utilisation n’est pas résolu.

Plus ancienne encore, une étude publiée en 2025 sur Chavín de Huántar, dans les Andes péruviennes, un centre cérémoniel datant d’environ 1200 à 400 avant notre ère, a analysé des tubes en os scellés dans une galerie souterraine. Des analyses microbotaniques et chimiques ont fourni une preuve directe de plantes psychoactives dans des tubes servant d’inhalateurs, y compris la preuve directe la plus septentrionale de l’usage de la vilca et du tabac dans les Andes préhispaniques (Rick et coll., 2025). Là encore, il s’agit de poudre à priser, pas d’une boisson. Pour en savoir plus sur ces découvertes, consultez les poudres de DMT anciennes et l’archéologie. Niveau de preuve : établi pour les résidus.

Sur la pratique de la boire, les anthropologues ne s’entendent pas. Brabec de Mori soutient que de nombreux auteurs répètent des « hypothèses non référencées et jamais vérifiées » selon lesquelles les Autochtones auraient utilisé l’ayahuasca pour guérir depuis des millénaires. Selon sa lecture de l’ethnographie, les Autochtones et les métis l’utilisaient historiquement surtout pour la divination, la contre-sorcellerie, la guerre et les rituels communautaires (Brabec de Mori, 2021).

Il soutient que l’idée de l’ayahuasca comme remède remonte probablement à l’époque du caoutchouc et à l’exploitation violente des peuples autochtones qui l’a accompagnée, et que sa présentation comme « guérison » s’est construite dans la seconde moitié du XXe siècle. Il ajoute que les mots « cérémonie » et « chaman » sont entrés en usage dans les années 1990 pour désigner les séances avec des visiteurs (Brabec de Mori, 2021). Il s’agit de l’argument d’un seul chercheur, fondé sur des preuves circonstancielles ; d’autres chercheurs parlent de siècles d’usage (Haupt et coll., 2026). Niveau de preuve : non résolu.

Jalons datés de l’histoire de l’ayahuasca (ce que chaque source montre et ne montre pas)
  1. v. 1200–400 av. J.-C.
    Des tubes inhalateurs en os à Chavín de Huántar, au Pérou, contiennent des résidus de plantes psychoactives, dont la vilca et le tabac.
    Limite Poudre à priser, pas un breuvage.
    Source Rick et coll., 2025
  2. v. 1000 apr. J.-C.
    Un paquet rituel bolivien contient des traces de DMT, d’harmine, de bufoténine et de cocaïne.
    Limite Une trousse à priser ; aucune preuve qu’on le buvait.
    Source Miller et coll., 2019
  3. XXe siècle
    Des Églises syncrétiques brésiliennes adoptent l’ayahuasca comme sacrement, avant de s’étendre en Europe et en Amérique du Nord.
    Limite Décrit un usage religieux, pas l’usage autochtone traditionnel.
    Source Bouso et coll., 2012
  4. 1984
    Une analyse en laboratoire montre que l’ayahuasca inhibe fortement la MAO in vitro, proportionnellement à sa teneur en β-carbolines.
    Limite Travail en éprouvette ; le mécanisme de l’activité par voie orale était proposé, mais pas encore confirmé chez l’humain.
    Source McKenna, Towers et Abbott, 1984
  5. Années 1990
    « Cérémonie » et « chaman » entrent en usage pour les séances avec des visiteurs, selon un anthropologue.
    Limite Le récit d’un seul chercheur.
    Source Brabec de Mori, 2021
  6. 2006
    La Cour suprême des États-Unis donne raison à l’Église UDV au stade de l’injonction préliminaire.
    Limite Une décision étroite sur la liberté religieuse, pour une seule Église.
    Source Gonzales v. O Centro Espírita, 2006
  7. 2019
    Essai randomisé contrôlé par placebo de l’ayahuasca dans la dépression résistante au traitement ; ses auteurs le présentent comme le premier essai contrôlé d’un psychédélique dans cette affection.
    Limite 29 patients ; une semaine de suivi.
    Source Palhano-Fontes et coll., 2019

Comment agit l’ayahuasca ? Le mécanisme de la MAO en termes généraux

La clé est une enzyme, la monoamine oxydase (MAO). À lui seul, le DMT avalé ne produit aucun effet notable. Dans une étude menée auprès de six utilisateurs expérimentés, le DMT pris par la bouche n’a produit aucun effet psychotrope et aucun DMT n’a été retrouvé dans l’urine ; 97 % des composés récupérés étaient le produit de dégradation de la MAO, l’acide indole-3-acétique (Riba et coll., 2015). L’enzyme le détruit d’abord. Pour en savoir plus sur cette enzyme, consultez pourquoi le DMT se dégrade si vite. Niveau de preuve : établi.

Les β-carbolines de l’ayahuasca sont des inhibiteurs réversibles de la MAO. Une étude en laboratoire de 1984 a révélé que des échantillons d’ayahuasca étaient des inhibiteurs « extrêmement efficaces » de la MAO in vitro, que l’inhibition augmentait avec la concentration de β-carbolines et que leurs effets combinés étaient additifs. À l’époque, les auteurs notaient que ce mécanisme avait été proposé pour expliquer l’activité du breuvage par voie orale, mais qu’il n’avait pas été confirmé expérimentalement (McKenna, Towers et Abbott, 1984). Niveau de preuve : établi pour le résultat de laboratoire.

Des travaux ultérieurs chez l’humain ont comblé cette lacune : dans une étude à double insu contrôlée par placebo menée auprès de 18 volontaires, l’harmine était à peine détectable dans le sang, ce qui laisse croire qu’elle agit surtout dans l’intestin et le foie, où le blocage de la MAO « suffirait à empêcher le métabolisme de premier passage du DMT » et à lui permettre d’atteindre le cerveau (Riba et coll., 2003). Niveau de preuve : établi dans les grandes lignes ; le rôle exact de chaque alcaloïde est moins certain.

Deux conséquences en découlent. D’abord, l’ayahuasca agit beaucoup plus lentement et plus longtemps que le DMT injecté ; notre comparaison ayahuasca vs DMT présente cette chronologie. Ensuite, comme la MAO dégrade aussi d’autres substances, un breuvage qui l’inhibe modifie la façon dont le corps traite certains aliments et médicaments, ce qui est à l’origine de ses principaux risques d’interaction, présentés plus bas. Pour comprendre pourquoi le DMT est éliminé si rapidement au départ, consultez qu’est-ce que le DMT.

Médecine, sacrement ou autre chose ?

Dans l’usage autochtone, écrit Brabec de Mori, l’ayahuasca est surtout comprise comme une puissance amplificatrice permettant de traiter avec des êtres non humains des mondes animal, végétal ou spirituel ; son efficacité ne dépendrait pas de la substance, mais d’une communication juste entre le guérisseur, ou le sorcier, et ces puissances. La médecine moderne, en revanche, considère l’inhibition de la MAO et l’activité du DMT comme des déclencheurs de réactions psychologiques et corporelles. Il soutient que ces deux visions sont si différentes que ni l’une ni l’autre ne peut servir à confirmer l’autre (Brabec de Mori, 2021).

S’appuyant sur 15 ans de terrain chez les Shipibo-Konibo, Favaron et ses collègues soutiennent de même que l’usage autochtone ne peut être séparé de son cadre linguistique, cosmologique et spirituel, et mettent en garde contre sa réduction à une projection psychologique (Favaron, Williams et Bédard, 2026). Niveau de preuve : il s’agit d’interprétations, attribuées à leurs auteurs, et non de constats établis.

Au XXe siècle, l’ayahuasca est devenue le sacrement d’Églises syncrétiques brésiliennes qui se sont depuis étendues au Brésil urbain, à l’Europe et à l’Amérique du Nord ; leurs membres participent généralement à des cérémonies au moins deux fois par mois (Bouso et coll., 2012). Leur histoire et leurs batailles juridiques sont présentées dans Santo Daime et UDV : les Églises de l’ayahuasca. Niveau de preuve : établi.

Où se situe le nom « Mère Ayahuasca » ? Brabec de Mori note que les représentations néo-animistes de la « mère ayahuasca », ainsi que des plantes « enseignantes » ou « maîtresses », sont très populaires chez les Occidentaux, et que, dans les cérémonies qu’il a observées en Europe centrale, la substance elle-même était souvent vénérée comme « mère », « enseignante » ou « maîtresse » (Brabec de Mori, 2021). La figure apparaît aussi dans des récits d’expériences de DMT : sur 3 778 récits en ligne codés, « Gaïa, Mère Ayahuasca ou Mère Nature » représentait 34 des 1 719 rencontres avec des entités, soit 2,0 % (Lawrence et coll., 2022). Niveau de preuve : établi que le terme est largement utilisé ; ce à quoi il renvoie, le cas échéant, relève de la croyance, pas de la recherche.

Qu’a révélé la recherche, et quelles en sont les limites ?

La base de recherche est restreinte et récente. Une revue de la portée publiée en 2026 a recensé 26 essais interventionnels enregistrés sur ClinicalTrials.gov portant sur le DMT, l’ayahuasca ou le DMT combiné à l’harmine. La plupart étaient de phase I, menés surtout chez des adultes en bonne santé physique et psychiatrique, et les critères d’évaluation principaux portaient surtout sur la sécurité immédiate plutôt que sur le traitement d’un trouble (Stojanović et coll., 2026). Pour les essais portant sur le DMT lui-même, consultez la recherche sur la thérapie au DMT. Niveau de preuve : établi pour le décompte.

Principales études sur l’ayahuasca : devis, résultat et principale limite
ÉtudeDevis et échantillonRésultatPrincipale limite
Palhano-Fontes et coll., 2019À double insu, contrôlée par placebo ; 29 personnes atteintes de dépression résistante au traitement ; une séance.Scores de dépression plus bas que sous placebo aux jours 1, 2 et 7 ; réponse au jour 7 : 64 % contre 27 %.Petit échantillon ; une semaine de suivi ; différence de rémission non significative.
Bouso et coll., 2012127 utilisateurs rituels réguliers contre 115 membres d’autres religions, évalués deux fois à un an d’intervalle.Aucun signe d’inadaptation psychologique, de détérioration de la santé mentale ni de déficit cognitif chez les utilisateurs.Les utilisateurs ont choisi leur religion ; les groupes peuvent différer sur des points non mesurés.
Haupt et coll., 2026Revue systématique de 18 études prospectives, surtout auprès de volontaires de retraites.Améliorations à l’échelle du groupe du bien-être et des symptômes ; sous-groupes présentant des complications psychiatriques persistantes.Petits échantillons, aucun groupe témoin, devis non randomisés, quantités non standardisées.
Bouso et coll., 2022Sondage mondial en ligne, 10 836 personnes de plus de 50 pays.69,9 % ont signalé des effets indésirables physiques aigus, surtout des vomissements ; 2,3 % ont eu besoin de soins médicaux par la suite.Répondants autosélectionnés ; données autodéclarées.

L’essai sur la dépression est l’étude contrôlée la plus connue ; ses auteurs le présentent comme le premier essai contrôlé d’un psychédélique dans la dépression résistante au traitement. L’ayahuasca a abaissé de façon significative les scores de dépression évalués par les cliniciens par rapport au placebo à un, deux et sept jours ; au jour 7, 64 % des participants ont répondu sous ayahuasca contre 27 % sous placebo, et la rémission (36 % contre 7 %) n’a pas tout à fait atteint le seuil de signification (Palhano-Fontes et coll., 2019). Il s’agit d’un seul petit essai avec un suivi court, et les vomissements sont assez fréquents pour rendre l’insu difficile. Niveau de preuve : préliminaire.

Les études observationnelles menées auprès de participants à des retraites rapportent des améliorations à l’échelle du groupe, mais les auteurs de la revue de 2026 soulignent la petite taille des échantillons, l’absence de groupes témoins et les devis non randomisés, et notent que certains participants ont présenté des complications psychiatriques persistantes liées à leur usage (Haupt et coll., 2026). Rien de tout cela ne montre que l’ayahuasca est un traitement. Niveau de preuve : préliminaire.

Quels sont les risques et les interactions graves ?

L’inhibition de la MAO rend certaines combinaisons dangereuses

Des chercheurs préviennent que la combinaison des alcaloïdes inhibiteurs de la MAO de l’ayahuasca avec des antidépresseurs ISRS « peut provoquer un syndrome sérotoninergique aux conséquences potentiellement graves » (Callaway et Grob, 1998). Une revue de 2024 ajoute que les inhibiteurs de la MAO empêchent la dégradation de la tyramine, et qu’un taux élevé de tyramine peut provoquer une crise hypertensive (White et coll., 2024). N’arrêtez pas et ne modifiez pas un médicament prescrit de vous-même ; parlez-en à un prescripteur ou à un pharmacien. Ceci n’est pas un avis médical.

La fréquence de ces interactions est moins claire que leur mécanisme. La revue de 2024, qui porte sur 78 articles, décrit le syndrome sérotoninergique lié à l’ayahuasca comme une préoccupation théorique, rapportée seulement dans des études de cas extrêmement rares, sans aucun cas confirmé ; elle conclut aussi que les effets indésirables graves sont rarement signalés chez les personnes en bonne santé dans des cadres contrôlés (White et coll., 2024). Niveau de preuve : préliminaire quant à la fréquence des préjudices.

Une revue de 2013 des rapports associant l’ayahuasca à des réactions potentiellement mortelles a constaté que certains manquaient de données médico-légales ou toxicologiques précises et que d’autres ne concernaient pas l’ayahuasca traditionnelle. Elle a néanmoins conclu que ces cas laissent croire que les maladies cardiaques, les maladies du foie et la prise actuelle de drogues ou de médicaments sérotoninergiques sont des contre-indications (dos Santos, 2013). Niveau de preuve : établi pour le mécanisme ; préliminaire quant à la fréquence des préjudices.

Les effets indésirables qui n’atteignent pas le niveau d’une urgence sont fréquents. Dans le Global Ayahuasca Survey, 55,9 % des répondants ont signalé des effets indésirables sur la santé mentale dans les semaines ou les mois qui ont suivi, bien qu’environ 88 % d’entre eux les aient vus comme faisant partie d’un processus positif, et environ 12 % ont cherché un soutien professionnel. Les effets indésirables physiques étaient associés, entre autres facteurs, au fait d’avoir un problème de santé physique et à un usage dans un contexte non supervisé (Bouso et coll., 2022). Ce sont des associations observées dans un échantillon en ligne autosélectionné. Niveau de preuve : préliminaire.

Des études animales à quantités élevées ont montré des effets nocifs sur la grossesse et le développement fœtal (White et coll., 2024). Niveau de preuve : préliminaire. Notre page sur la sécurité présente les risques généraux des psychédéliques, et champignons magiques et antidépresseurs explique plus largement les interactions sérotoninergiques.

Si une personne est en danger

Composez le 911 en cas de danger immédiat ou si une aide médicale urgente est nécessaire, notamment si une personne est inconsciente, ne respire pas ou fait une crise convulsive. En Ontario, le Centre antipoison de l’Ontario répond au 1-800-268-9017 ; chaque province a un centre antipoison, dont la liste est publiée par SickKids (AboutKidsHealth). Au Québec, le Centre antipoison du Québec répond au 1-800-463-5060, 24 heures sur 24 (Centre antipoison du Québec). Si vous ou une personne de votre entourage pensez au suicide, appelez ou textez le 9-8-8, 24 heures sur 24 (gouvernement du Canada). Consultez aussi notre page sur la sécurité et comment aider une personne qui fait un mauvais trip.

L’ayahuasca est-elle légale ?

Au Canada, le breuvage n’a pas d’inscription distincte dans la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, mais la N,N-diméthyltryptamine est l’article 7 de l’annexe III et l’harmaline en est l’article 9 : une préparation qui en contient est donc réglementée (codification à jour au 30 septembre 2026) (Législation (Justice), LRCDAS). Il s’agit d’information générale, pas d’un avis juridique. Un compte rendu de 2024 du Commissariat à l’information du Canada décrit une demande présentée à Santé Canada en vue d’une exemption religieuse pour servir de l’ayahuasca en vertu de l’article 56 de la Loi (Commissariat à l’information, 2024). Les détails se trouvent dans le DMT est-il légal au Canada ?. Niveau de preuve : établi.

À l’échelle internationale, la situation est ambiguë. Le DMT est contrôlé en vertu de la Convention des Nations Unies sur les substances psychotropes de 1971, mais l’Organe international de contrôle des stupéfiants a indiqué dans son rapport de 2010 qu’aucune plante n’est contrôlée en vertu de cette convention et que les préparations qui en sont tirées, comme les décoctions destinées à un usage oral, ne sont pas non plus sous contrôle international, en citant l’ayahuasca comme exemple (OICS, 2010). La Cour suprême des États-Unis, en revanche, a déclaré en 2006 qu’elle ne partageait pas l’avis d’un tribunal inférieur selon lequel la convention ne vise pas la hoasca, tout en donnant raison à l’Église à ce stade préliminaire (Gonzales v. O Centro Espírita, 2006). Niveau de preuve : établi pour ce que dit chaque document.

Ce que nous ignorons encore

  • Depuis quand on boit l’ayahuasca. Les résidus anciens proviennent de trousses à priser et d’inhalateurs, pas de récipients à boire (non résolu).
  • Si l’ayahuasca a un effet durable sur la dépression. L’essai randomisé décrit ici portait sur 29 personnes, avec une semaine de suivi (préliminaire).
  • Qui est à risque de préjudices psychiatriques durables, puisque les études sur les retraites n’ont pas de groupes témoins (préliminaire).
  • La fréquence des interactions médicamenteuses graves. La pharmacologie est claire ; les cas confirmés sont rares et les rapports de décès manquent souvent de données toxicologiques (non résolu).
  • La contribution de chaque alcaloïde, étant donné que les breuvages varient (non résolu).
  • Dans quelle mesure les résultats de recherche, obtenus chez des volontaires sélectionnés, s’appliquent au monde plus large des cérémonies et des retraites (non résolu).

En résumé : l’ayahuasca est une combinaison chimique à l’histoire réelle mais débattue, appuyée par une base de preuves restreinte et précoce, et porteuse de risques précis qui découlent du mécanisme même qui la rend active. Pour la molécule qui en est le cœur, lisez qu’est-ce que le DMT.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que l’ayahuasca ?

L’ayahuasca est un breuvage psychoactif de l’ouest de l’Amazonie qui contient du DMT ainsi que des alcaloïdes de la famille des β-carbolines (harmine, harmaline et tétrahydroharmine). Les β-carbolines bloquent l’enzyme MAO, qui dégraderait autrement le DMT avant qu’il n’atteigne le cerveau.

L’ayahuasca, est-ce la même chose que le DMT ?

Non. Le DMT est une molécule ; l’ayahuasca est un breuvage qui contient du DMT et des alcaloïdes inhibiteurs de la MAO, ce qui modifie sa durée d’action, ses effets physiques et ses risques d’interaction. Notre article ayahuasca vs DMT les compare côte à côte.

Quel âge a l’ayahuasca ?

Personne ne le sait avec certitude. Un paquet rituel bolivien datant d’environ l’an 1000 de notre ère contenait des traces de DMT et d’harmine, mais c’était une trousse à priser, et non une preuve qu’on buvait le breuvage. Certains anthropologues soutiennent que l’usage de l’ayahuasca pour guérir est une évolution relativement récente, tandis que d’autres chercheurs décrivent des siècles d’usage.

Pourquoi l’ayahuasca agit-elle alors que le DMT avalé seul n’agit pas ?

Avalé seul, le DMT est dégradé par l’enzyme MAO avant d’atteindre le cerveau ; dans une étude, 97 % des composés récupérés étaient le produit de dégradation de la MAO. Les β-carbolines de l’ayahuasca inhibent la MAO, surtout dans l’intestin et le foie, ce qui permet au DMT d’atteindre la circulation sanguine.

L’ayahuasca traite-t-elle la dépression ?

Cela n’a pas été démontré. Un essai randomisé contrôlé par placebo mené auprès de 29 personnes atteintes de dépression résistante au traitement a relevé des scores de dépression plus bas que sous placebo pendant un maximum de sept jours. C’est un signal préliminaire tiré d’une petite étude, et non la preuve d’un traitement.

L’ayahuasca est-elle dangereuse avec des antidépresseurs ?

Elle peut l’être. Comme l’ayahuasca inhibe la MAO, des chercheurs préviennent que sa combinaison avec des antidépresseurs ISRS peut causer un syndrome sérotoninergique, et l’inhibition de la MAO touche aussi la tyramine, ce qui peut faire monter dangereusement la pression artérielle. Les cas confirmés sont rares, mais le mécanisme est bien compris. Ne modifiez pas un médicament sans un prescripteur.

L’ayahuasca est-elle légale au Canada ?

Pas sans autorisation. Le breuvage n’a pas d’inscription distincte, mais le DMT et l’harmaline sont des substances désignées de l’annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances. Santé Canada a traité l’usage religieux de l’ayahuasca comme nécessitant une exemption en vertu de l’article 56, accordée par le ministre fédéral de la Santé ; notre article sur le DMT et le droit canadien présente ce que l’on sait. Ceci n’est pas un avis juridique.

Qu’est-ce que la purge de l’ayahuasca ?

« La purge » est le nom que de nombreuses traditions donnent aux vomissements qui accompagnent souvent l’ayahuasca, et qu’elles considèrent comme purificateurs et porteurs de sens. Les vomissements sont fréquents : dans un essai sur la dépression contrôlé par placebo, 57 % des personnes ayant reçu de l’ayahuasca ont vomi, contre aucune sous placebo. L’idée de purification est culturelle et n’a pas été vérifiée en tant qu’effet sur la santé ; consultez ce que l’on ressent avec l’ayahuasca pour en savoir plus.

Qui est Mère Ayahuasca ?

« Mère Ayahuasca » est un nom qui traite le breuvage comme un être féminin plutôt que comme une boisson. L’anthropologue Bernd Brabec de Mori décrit ce cadrage de la « mère », tout comme celui des plantes « enseignantes » et « maîtresses », comme une idée néo-animiste très populaire chez les Occidentaux, et rapporte que, dans les cérémonies qu’il a observées en Europe centrale, le breuvage lui-même était vénéré comme « mère ». Dans un vaste ensemble de récits en ligne d’expériences de DMT, Gaïa, Mère Ayahuasca ou Mère Nature apparaissait dans 2,0 % des rencontres avec des entités. La recherche décrit cette croyance ; elle ne la vérifie pas.

Shroomverse vend des produits à base de champignons. Cet article présente de l’information générale sur l’histoire, la pharmacologie et la recherche entourant l’ayahuasca. Ce n’est pas un avis médical, juridique ou d’achat, et il ne recommande aucun produit.

SOURCES

  1. Phenomenology and content of the inhaled N,N-dimethyltryptamine (N,N-DMT) experience (Lawrence DW, Carhart-Harris R, Griffiths R, Timmermann C, Scientific Reports 12:8562, 2022), Springer Nature (peer-reviewed, open access); full text via Europe PMC, PMC9130218. Consulté le . Texte intégral lu le 24 octobre 2026 dans Europe PMC. Appuie : 3 778 récits de DMT en ligne codés ; rencontres avec des entités dans 1 719 (45,5 %) ; « Gaïa, Mère Ayahuasca ou Mère Nature » dans 34 rencontres (2,0 % des rencontres), au sein du groupe du féminin archétypal (24,2 %). Récits de DMT inhalé, pas de cérémonies d’ayahuasca. Données de dose non reproduites.
  2. Chemical evidence for the use of multiple psychotropic plants in a 1,000-year-old ritual bundle from South America (Miller MJ, Albarracin-Jordan J, Moore C, Capriles JM, PNAS 116(23):11207–11212, 2019), National Academy of Sciences (peer-reviewed); PMC6561276. Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Paquet daté au radiocarbone d’environ l’an 1000, Altiplano de Lípez, Bolivie ; traces de bufoténine, de DMT, d’harmine et de cocaïne ; au moins trois plantes ; harmine et DMT décrits comme les deux ingrédients principaux de l’ayahuasca. Il s’agissait d’une trousse à priser (selon le registre DMTverse, affirmation H9) ; aucune preuve qu’on le buvait.
  3. Pre-Hispanic ritual use of psychoactive plants at Chavín de Huántar, Peru (Rick JW, et al., PNAS 122:e2425125122, 2025), National Academy of Sciences (peer-reviewed); PMC12088378. Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Chavín du Formatif moyen et récent (environ 1200 à 400 av. J.-C.) ; 23 artefacts, surtout des tubes en os, dans une galerie scellée ; preuve directe de plantes psychoactives dans des tubes servant d’inhalateurs ; preuve directe la plus septentrionale de l’usage de la vilca et de Nicotiana dans les Andes préhispaniques.
  4. The Power of Social Attribution: Perspectives on the Healing Efficacy of Ayahuasca (Brabec de Mori B, Frontiers in Psychology 12:748131, 2021), Frontiers (peer-reviewed, open access); PMC8581211. Consulté le . Texte intégral lu dans Europe PMC (relu le 2026-10-24 pour le passage sur la « mère ayahuasca » : représentations néo-animistes de la « mère ayahuasca » et des plantes « enseignantes » ou « maîtresses » populaires chez les Occidentaux ; substance vénérée comme « mère », « enseignante » ou « maîtresse » dans les cérémonies qu’il a observées en Europe centrale). Trois groupes d’utilisateurs qui se chevauchent ; compréhension autochtone comme puissance amplificatrice pour traiter avec des êtres non humains ; usages historiques pour la divination, la contre-sorcellerie, la guerre et les rituels communautaires (citant Gow 1994 et d’autres) ; idée de remède remontant probablement à l’époque du caoutchouc ; présentation comme guérison construite dans la seconde moitié du XXe siècle ; « cérémonie » et « chaman » employés pour les séances avec des visiteurs à partir des années 1990 ; affirmations de millénaires de guérison qualifiées de non vérifiées.
  5. Oni pae mera: Ayawaska among the Shipibo-Konibo and the crisis of western universalism (Favaron P, Williams M, Bédard D, Journal of Psychedelic Studies 10(2):173–188, 2026), Akadémiai Kiadó (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans la notice Crossref. Noms du breuvage (ayawaska, yage, oni, caapi, camaranti) ; 15 ans de terrain chez les Shipibo-Konibo ; argument selon lequel l’usage autochtone ne peut être séparé de son cadre culturel.
  6. Monoamine oxidase inhibitors in South American hallucinogenic plants: tryptamine and beta-carboline constituents of ayahuasca (McKenna DJ, Towers GH, Abbott F, Journal of Ethnopharmacology 10(2):195–223, 1984), Elsevier (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. β-carbolines comme inhibiteurs réversibles de la MAO ; ayahuasca, inhibiteur extrêmement efficace de la MAO in vitro, en corrélation avec la concentration de β-carbolines ; effets combinés additifs ; mécanisme de l’activité orale proposé, mais non confirmé à l’époque. Noms de plantes et quantités figurant dans le résumé délibérément non reproduits.
  7. Metabolism and urinary disposition of N,N-dimethyltryptamine after oral and smoked administration: a comparative study (Riba J, McIlhenny EH, Bouso JC, Barker SA, Drug Testing and Analysis 7(5):401–406, 2015), Wiley (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Six utilisateurs ; le DMT pris seul par voie orale n’a produit aucun effet psychotrope ni DMT urinaire ; l’acide indole-3-acétique, dépendant de la MAO, représentait 97 % des composés récupérés (dose non reproduite ici).
  8. Human pharmacology of ayahuasca: subjective and cardiovascular effects, monoamine metabolite excretion, and pharmacokinetics (Riba J, et al., Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics 306(1):73–83, 2003), American Society for Pharmacology and Experimental Therapeutics (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. À double insu, contrôlée par placebo, 18 volontaires expérimentés ; alcaloïdes constitutifs ; taux plasmatiques d’harmine négligeables, ce qui suggère un site d’action intestinal et hépatique qui empêcherait le métabolisme de premier passage du DMT (doses non reproduites ici).
  9. Rapid antidepressant effects of the psychedelic ayahuasca in treatment-resistant depression: a randomized placebo-controlled trial (Palhano-Fontes F, et al., Psychological Medicine 49(4):655–663, 2019), Cambridge University Press (peer-reviewed); PMC6378413. Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Essai randomisé contrôlé à groupes parallèles et à double insu, 29 patients, une seule séance ; MADRS plus bas à J1, J2 et J7 ; réponse à J7 : 64 % contre 27 % ; rémission : 36 % contre 7 % (p = 0,054) ; les auteurs le décrivent comme, à leur connaissance, le premier essai contrôlé d’un psychédélique dans la dépression résistante au traitement (revérifié le 20 octobre 2026).
  10. Preliminary effects of ayahuasca on mental and physical health: A systematic review of prospective studies (Haupt MJ, Carra S, Boehnke KF, Aday JS, Progress in Neuro-Psychopharmacology and Biological Psychiatry 145:111634, 2026), Elsevier (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. 18 études prospectives, surtout auprès de volontaires de retraites non sélectionnés ; améliorations à l’échelle de la population ; sous-groupes présentant des complications psychiatriques persistantes ; limites (petits échantillons, quantités non standardisées, aucun groupe témoin, devis non randomisés) ; décrit un usage depuis des siècles.
  11. Personality, psychopathology, life attitudes and neuropsychological performance among ritual users of Ayahuasca: a longitudinal study (Bouso JC, et al., PLoS ONE 7(8):e42421, 2012), PLOS (peer-reviewed, open access); PMC3414465. Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Églises syncrétiques brésiliennes s’étendant au Brésil urbain, à l’Europe et à l’Amérique du Nord, cérémonies au moins deux fois par mois ; 127 utilisateurs contre 115 témoins au départ et après un an ; aucun signe d’inadaptation, de détérioration ou de déficit.
  12. Adverse effects of ayahuasca: Results from the Global Ayahuasca Survey (Bouso JC, et al., PLOS Global Public Health 2(11):e0000438, 2022), PLOS (peer-reviewed, open access); PMC10021266. Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. 10 836 répondants, 2017–2019, plus de 50 pays ; 69,9 % d’effets indésirables physiques aigus, 2,3 % de soins médicaux ; 55,9 % d’effets indésirables sur la santé mentale, environ 88 % les voyant comme positifs, environ 12 % ayant cherché du soutien ; associations avec des problèmes de santé physique et un usage non supervisé.
  13. Registered Clinical Trials of Ayahuasca and DMT: A Scoping Review (Stojanović T, et al., Clinical Pharmacology and Therapeutics 120:94–108, 2026), Wiley (peer-reviewed); PMC13264465. Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. 26 essais interventionnels enregistrés ; surtout de phase I ; admissibilité limitée aux adultes en bonne santé ; priorité aux critères de sécurité immédiate.
  14. Ayahuasca preparations and serotonin reuptake inhibitors: a potential combination for severe adverse interactions (Callaway JC, Grob CS, Journal of Psychoactive Drugs 30(4):367–369, 1998), Taylor & Francis (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Source de la mise en garde citée sur les ISRS et le syndrome sérotoninergique.
  15. Ayahuasca and Dimethyltryptamine Adverse Events and Toxicity Analysis: A Systematic Thematic Review (White E, Kennedy T, Ruffell S, Perkins D, Sarris J, International Journal of Toxicology 43(3):327–339, 2024), SAGE (peer-reviewed, open access); PMC11088222. Consulté le . Résumé et texte intégral lus dans Europe PMC. 78 articles ; risque lié à la tyramine et de crise hypertensive avec les IMAO ; syndrome sérotoninergique, préoccupation théorique sans aucun cas confirmé trouvé ; effets tératogènes et abortifs chez l’animal à quantités élevées ; effets indésirables graves rares chez les personnes en bonne santé dans des cadres contrôlés.
  16. A critical evaluation of reports associating ayahuasca with life-threatening adverse reactions (dos Santos RG, Journal of Psychoactive Drugs 45(2):179–188, 2013), Taylor & Francis (peer-reviewed). Consulté le . Résumé lu dans Europe PMC. Rapports dépourvus de données médico-légales ou toxicologiques, ou portant sur des préparations non traditionnelles ; maladies cardiaques et hépatiques et drogues sérotoninergiques proposées comme contre-indications.
  17. Gonzales v. O Centro Espírita Beneficente União do Vegetal, No. 04-1084 (US Supreme Court, decided 21 February 2006), syllabus, Legal Information Institute, Cornell Law School. Consulté le . Sommaire (syllabus) lu. La hoasca y est décrite comme un thé contenant du DMT ; la Cour ne partageait pas l’avis du tribunal de district selon lequel la Convention de 1971 ne vise pas la hoasca, mais a conclu que le gouvernement n’avait pas démontré d’intérêt impérieux au stade de l’injonction préliminaire.
  18. Report of the International Narcotics Control Board for 2010, paragraphs 284–287, International Narcotics Control Board. Consulté le . PDF lu. Aucune plante n’est contrôlée en vertu des conventions de 1971 ou de 1988 ; les préparations comme les décoctions destinées à un usage oral ne sont pas sous contrôle international ; l’ayahuasca est citée en exemple et décrite comme contenant du DMT.
  19. Loi réglementant certaines drogues et autres substances (L.C. 1996, ch. 19), annexe III, Gouvernement du Canada, site Web de la législation (Justice). Consulté le . Version française officielle consultée le 24 octobre 2026 ; codification à jour au 2026-09-30, dernière modification le 2026-07-18. Annexe III, article 7 (N,N-diméthyltryptamine [DMT]) et article 9 (harmaline).
  20. Santé Canada (Re), 2024 CI 10 (date de modification : 2024-05-17), Commissariat à l’information du Canada. Consulté le . Version française du compte rendu consultée le 24 octobre 2026. Appuie l’existence d’une demande d’accès portant sur une demande d’exemption pour servir de l’ayahuasca dans un cadre religieux en vertu de l’article 56 de la LRCDAS.
  21. Soutien en santé mentale : Demander de l’aide, Gouvernement du Canada, Agence de la santé publique du Canada. Consulté le . Version française consultée le 24 octobre 2026. Appuie le fait de composer le 911 en cas de danger immédiat ou de besoin de soutien médical urgent, et d’appeler ou de texter le 9-8-8, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.
  22. Poison information centres in Canada, AboutKidsHealth, The Hospital for Sick Children (SickKids). Consulté le . Page anglaise consultée le 24 octobre 2026. Appuie la liste des centres antipoison provinciaux, dont le numéro sans frais de l’Ontario, 1-800-268-9017, et le fait de composer le 911 si une personne est inconsciente, ne respire pas ou fait une crise convulsive.
  23. À propos de nous | Antipoison, Centre antipoison du Québec, CIUSSS de la Capitale-Nationale. Consulté le . Page consultée le 24 octobre 2026. Appuie le numéro d’urgence du Centre antipoison du Québec, 1 800 463-5060, ligne ouverte 24 heures par jour, 365 jours par année.

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  • : Traduction française de l'article anglais (pilote).