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Une vieille balance en laiton sur un bureau de bibliothèque, la nuit : une petite molécule de verre lumineuse sur un plateau et une pile de pages de loi sur l’autre.

LE JOURNAL SHROOMVERSE ✳ 20 MIN DE LECTURE

Le DMT est-il légal au Canada ? Ce que dit la loi fédérale en 2026

Réponse courte, vérifiée le 24 octobre 2026

Non. La N,N-diméthyltryptamine (DMT) figure à l’article 7 de l’annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances, une loi fédérale : sa possession, son trafic, son importation, son exportation et sa production constituent donc des infractions, sauf si les règlements ou une exemption ministérielle le permettent. Le nouveau Règlement sur les substances désignées, en vigueur depuis le 1er octobre 2026, classe le DMT parmi les drogues d’utilisation restreinte ; il ne le rend pas légal. Il existe des voies autorisées étroites : les essais cliniques, le Programme d’accès spécial et les exemptions au titre de l’article 56, que Santé Canada a envisagées pour l’usage religieux de l’ayahuasca. Le 5-MeO-DMT n’est pas nommé dans les annexes de la Loi. Le projet pilote de décriminalisation de la Colombie-Britannique n’a jamais visé le DMT et a expiré le 31 janvier 2026.

Dans cet article 10 sections

La réponse fédérale est courte, mais les détails comptent. Ce guide expose ce que disent la loi et le nouveau règlement, les voies d’utilisation autorisée que décrit Santé Canada et les points sur lesquels le dossier officiel s’arrête. Chaque affirmation a été vérifiée sur une page officielle le 20 octobre 2026. Pour savoir ce qu’est le DMT et comment il se compare à la psilocybine et au LSD, voyez notre article explicatif sur la psilocybine, le LSD et le DMT.

Information générale, pas un avis juridique

Cette page explique des documents juridiques publics. Elle ne peut pas vous dire comment la loi s’applique à votre situation ; pour cela, adressez-vous à un avocat. Elle n’aide personne à se procurer une substance ni à contourner la loi. En cas d’urgence médicale après la prise d’une substance, composez le 911. En cas d’intoxication possible, le Centre antipoison de l’Ontario indique le 1-800-268-9017 et précise qu’il est joignable par téléphone 24 heures sur 24, tous les jours de l’année. En cas de crise suicidaire ou de détresse émotionnelle, appelez ou textez le 9-8-8. Notre page sur la sécurité présente d’autres ressources d’aide.

Le DMT est-il légal au Canada ?

Non. L’annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LRCDAS) mentionne, à l’article 7, la « N,N–Diméthyltryptamine (DMT) ((diméthylamino–2 éthyl)–3 indole) et ses sels » (Site Web de la législation). La version codifiée que nous avons consultée est à jour au 30 septembre 2026 et sa dernière modification date du 18 juillet 2026. Dès qu’une substance est inscrite à une annexe, les infractions que prévoit la Loi pour cette annexe s’y appliquent, sauf si les règlements ou une exemption accordée par le ministre de la Santé autorisent l’activité. Niveau de preuve : établi.

La même annexe mentionne aussi deux autres produits chimiques dont il est question à propos de l’ayahuasca : l’harmaline à l’article 9 et l’harmalol à l’article 10 (Site Web de la législation). Nous les mentionnons uniquement parce qu’ils figurent dans le texte de l’annexe ; cette page ne décrit aucune plante ni aucune préparation. Niveau de preuve : établi.

Quelles infractions s’appliquent au DMT, et quelles sont les peines maximales ?

Comme le DMT est une substance inscrite à l’annexe III, ce sont les peines prévues pour l’annexe III qui s’appliquent (Site Web de la législation). Le tableau présente en termes simples les principales infractions et les peines maximales que prévoit la Loi. Une peine maximale est le plafond fixé par le Parlement, et non une prédiction de ce qu’un tribunal imposerait dans un cas donné. Notre guide sur les peines liées à la psilocybine au Canada explique plus en détail la détermination de la peine et la déjudiciarisation pour la même annexe.

Infractions à la LRCDAS pour une substance inscrite à l’annexe III, comme le DMT, selon notre lecture du 20 octobre 2026. La mise en accusation (acte criminel) et la procédure sommaire sont les deux façons dont la Couronne peut procéder.
InfractionArticleCe que dit l’article, en termes simplesPeine maximale
Possession4(1), 4(6)La possession d’une substance inscrite aux annexes I, II ou III est interdite « Sauf dans les cas autorisés aux termes des règlements ».Acte criminel : jusqu’à 3 ans d’emprisonnement. Procédure sommaire : première infraction, amende maximale de 1 000 $ ou jusqu’à 6 mois, ou les deux ; récidive, amende maximale de 2 000 $ ou jusqu’à 1 an, ou les deux.
Trafic, et possession en vue du trafic5(1), 5(2), 5(3)Interdiction de faire le trafic d’une substance inscrite à l’annexe III, ou de toute substance présentée comme telle, et interdiction de la posséder à cette fin.Acte criminel : jusqu’à 10 ans. Procédure sommaire : jusqu’à 18 mois.
Importation et exportation, et possession en vue de l’exportation6(1), 6(2), 6(3)Sauf dans les cas autorisés aux termes des règlements, interdiction d’importer au Canada ou d’exporter du Canada, et interdiction de posséder en vue de l’exportation.Acte criminel : jusqu’à 10 ans. Procédure sommaire : jusqu’à 18 mois.
Production7(1), 7(2)Sauf dans les cas autorisés aux termes des règlements, la production d’une substance inscrite à l’annexe III est interdite.Acte criminel : jusqu’à 10 ans. Procédure sommaire : jusqu’à 18 mois.
Choses destinées à la production ou au trafic7.1(1), 7.1(2)Interdiction de posséder, de produire, de vendre, d’importer ou de transporter une chose dans l’intention qu’elle serve à produire une substance désignée ou à en faire le trafic.Acte criminel : jusqu’à 10 ans. Procédure sommaire : jusqu’à 18 mois.

Les définitions du paragraphe 2(1) sont larges. Le « trafic » comprend la vente, l’administration, le don, le transfert, le transport, l’expédition ou la livraison d’une substance, ou l’offre d’effectuer l’une de ces opérations, lorsque l’opération « sort du cadre réglementaire ». Le don compte, même si aucun argent ne change de mains. La « production » désigne le fait d’obtenir une substance par quelque méthode que ce soit, notamment par la culture, la multiplication ou la récolte de la substance ou « d’un organisme vivant dont il peut être extrait ou provenir de toute autre façon » (Site Web de la législation). Niveau de preuve : établi.

La partie I.1 de la Loi demande aux policiers et aux poursuivants d’envisager un avertissement, un renvoi ou des mesures de rechange avant de porter ou de poursuivre une accusation de possession simple, mais elle ne supprime pas l’infraction. L’article 4.1 protège la personne qui demande de l’aide d’urgence lors d’une urgence médicale causée par une substance psychoactive, ainsi que les personnes présentes sur les lieux à l’arrivée des secours, contre une accusation ou une condamnation pour possession au titre du paragraphe 4(1) fondée sur une preuve obtenue du fait de cet appel (Site Web de la législation). Il ne vise que cette infraction. Niveau de preuve : établi.

Les plantes contenant du DMT et l’ayahuasca sont-elles une zone grise juridique ?

Le texte de la Loi n’en crée pas. Le paragraphe 2(2) précise que, pour l’application de la Loi, la mention d’une substance désignée vaut également mention de « toute substance en contenant » et de la substance « dans ses formes synthétiques et naturelles » (Site Web de la législation). L’inscription du DMT à l’annexe III ne prévoit aucune exception pour les plantes. Pour savoir ce qu’est l’ayahuasca, voyez qu’est-ce que l’ayahuasca. Niveau de preuve : établi.

Comparez avec l’inscription de la mescaline, à l’article 17 de la même annexe, qui se lit « Mescaline […] et ses sels, sauf le peyote (lophophora) » (Site Web de la législation). C’est à cela que ressemble une exception expresse pour une plante dans la Loi, et l’inscription du DMT ne contient aucune formulation équivalente. Nous n’avons pas examiné la jurisprudence sur des matières végétales particulières ; cette page ne dit donc pas comment un tribunal a traité ou traiterait une situation précise. Un avocat peut vous conseiller à ce sujet.

Pour l’ayahuasca en particulier, le dossier officiel que nous avons trouvé va dans le même sens. Le compte rendu de 2024 du Commissariat à l’information sur une plainte visant Santé Canada décrit une demande de documents concernant « une demande d’exemption pour servir de l’ayahuasca dans un cadre religieux, suivant l’article 56 » de la Loi. Santé Canada a indiqué au Commissariat que la demande était « toujours à l’étude et susceptible de créer un précédent pour les futures demandes » (Commissariat à l’information du Canada). Autrement dit, le ministère a traité le fait de servir de l’ayahuasca comme une activité qui exige une exemption au titre de l’article 56. Niveau de preuve : établi pour ce que dit le compte rendu.

Qu’est-ce qu’une exemption au titre de l’article 56, et des églises de l’ayahuasca en ont-elles obtenu une ?

Le paragraphe 56(1) permet au ministre, aux conditions qu’il estime nécessaires, de soustraire à l’application de tout ou partie de la Loi ou de ses règlements toute personne ou catégorie de personnes, ou toute substance désignée, s’il estime que « des raisons d’intérêt public, notamment des raisons médicales ou scientifiques, le justifient » (Site Web de la législation). L’usage religieux n’est pas mentionné dans l’article ; une demande à caractère religieux relèverait de la formulation générale.

La page de Santé Canada sur les exemptions indique qu’une exemption est un document officiel délivré à une personne ou à un groupe, qui autorise des activités précises qui seraient autrement illégales. Elle précise habituellement sa durée de validité et est assortie de modalités et de conditions ; Santé Canada examine chaque demande au cas par cas et peut révoquer une exemption à tout moment si son titulaire ne la respecte pas (Santé Canada).

Des églises canadiennes de l’ayahuasca ont-elles obtenu des exemptions ? Des médias et des sources communautaires rapportent que certaines en ont obtenu à partir de 2017 ; notre guide ayahuasca ou DMT présente cet historique rapporté et ses limites. Nous n’avons pas pu le confirmer sur une page officielle. Santé Canada ne publie pas de liste des exemptions religieuses, du moins aucune que nous ayons trouvée, et le compte rendu du Commissariat à l’information confirme seulement qu’au moins une demande à caractère religieux était en attente pendant l’enquête sur la plainte (Commissariat à l’information du Canada). Niveau de preuve : préliminaire pour les exemptions rapportées.

Ce qui ressort clairement de la Loi, c’est qu’une exemption s’applique aux conditions fixées par le ministre, et que le paragraphe 56(1) peut viser une personne, une catégorie de personnes ou une substance désignée. L’exemption d’un groupe ne vise donc habituellement que les personnes qui y sont nommées, selon ses propres conditions, et ne rend pas le DMT ou l’ayahuasca légal pour quiconque n’y est pas visé (Site Web de la législation). Pour savoir comment les exemptions individuelles ont fonctionné pour la psilocybine, voyez notre article sur l’article 56. Niveau de preuve : établi.

Existe-t-il des voies légales pour la recherche ou le traitement avec le DMT ?

Oui, des voies étroites, qui font chacune intervenir un organisme de réglementation, un praticien ou un comité d’éthique. Aucune n’est ouverte au public.

Essais cliniques

Dans la base de données sur les essais cliniques de Santé Canada, un produit pharmaceutique mentionne la diméthyltryptamine, et ATAI Therapeutics y figure comme fabricant. Son protocole, VLS-01-203, est décrit comme un essai de phase 2, multicentrique, à double insu, randomisé et contrôlé par placebo d’un produit expérimental de DMT, le VLS-01, chez des adultes atteints de dépression résistante au traitement. Santé Canada a délivré sa lettre de non-objection le 7 novembre 2024, la date de début indiquée est le 4 juin 2025 et le statut était « en cours » (ongoing) lors de notre vérification (Base de données sur les essais cliniques de Santé Canada). La fiche ne donne pas de résultats, et un essai autorisé ne prouve pas qu’un médicament est efficace ou sûr. Niveau de preuve : établi pour la fiche.

Sur ClinicalTrials.gov, le même essai du VLS-01 (NCT06524830) indique deux sites canadiens, à Surrey, en Colombie-Britannique, et à Kingston, en Ontario, et son statut était « recrutement en cours » (recruiting) le 20 octobre 2026 (ClinicalTrials.gov, NCT06524830). Une recherche par mot-clé sur « dimethyltryptamine » le même jour y a donné 61 études, dont aucune n’indiquait de site canadien, car la fiche du VLS-01 désigne son médicament par un code plutôt que par ce mot (ClinicalTrials.gov). Les registres et les recherches par mot-clé laissent passer des choses ; aucun de ces deux chiffres n’est donc un décompte complet de la recherche sur le DMT. Pour connaître les résultats des essais, voyez la recherche sur la thérapie au DMT.

Le Programme d’accès spécial

Santé Canada indique que des modifications au Règlement sur les aliments et drogues permettent aux praticiens de la santé de demander des drogues d’usage restreint par la voie du Programme d’accès spécial (PAS) depuis janvier 2022. Les demandes sont examinées au cas par cas selon les preuves appuyant l’utilisation et les antécédents cliniques du patient, et une autorisation ne constitue pas une approbation du médicament (avis de Santé Canada). Les patients ne peuvent pas présenter eux-mêmes une demande. L’avis nomme la psilocybine et la MDMA ; il ne mentionne pas le DMT, et nous n’avons trouvé aucun chiffre officiel sur les demandes au PAS concernant le DMT. Notre guide sur le Programme d’accès spécial explique le processus. Niveau de preuve : établi pour ce que dit l’avis.

Qu’est-ce qui a changé le 1er octobre 2026 ?

Le Règlement sur les substances désignées (DORS/2025-242) est entré en vigueur le 1er octobre 2026 en vertu de son article 239. Il regroupe d’anciens textes, dont la partie J du Règlement sur les aliments et drogues, qui régissait les drogues d’usage restreint. Le DMT figure à l’article 4 de la partie 1 de son annexe 4, la liste des drogues d’utilisation restreinte, à côté de l’harmaline et de l’harmalol, aux articles 6 et 7 (Gazette du Canada). Niveau de preuve : établi.

Le paragraphe 6(1) du Règlement énumère les personnes autorisées à avoir en leur possession une drogue d’utilisation restreinte figurant à la partie 1 obtenue conformément au Règlement : les distributeurs autorisés, certains pharmaciens et techniciens en pharmacie, le praticien nommé dans une lettre d’autorisation, le ministre, certains fonctionnaires et chercheurs dans le cadre de leurs fonctions, la personne qui la possède à des fins de destruction et, à l’alinéa g), « l’individu qui l’obtient pour son utilisation personnelle d’un praticien nommé dans une lettre d’autorisation ». Une lettre d’autorisation est celle délivrée en application de l’article C.08.010 du Règlement sur les aliments et drogues, la disposition du PAS (Gazette du Canada).

Il s’agit d’un règlement pris en vertu de la Loi : il ne modifie ni l’annexe III ni les infractions du tableau ci-dessus, et il ne crée aucune voie d’accès pour le public (Site Web de la législation ; Gazette du Canada). Il s’agit d’information générale, et non d’un avis juridique. Niveau de preuve : établi.

Et le 5-MeO-DMT ?

Le 5-MeO-DMT est une molécule différente du DMT ; notre guide 5-MeO-DMT ou DMT explique en quoi. Nous avons parcouru les annexes de la Loi et l’annexe 4 du nouveau règlement sans y trouver d’inscription qui le nomme ; les tryptamines nommées à l’annexe III sont le DET, le DMT et l’étryptamine (Site Web de la législation ; Gazette du Canada).

Le Système canadien de surveillance des drogues et des substances de Santé Canada donne le 5-MeO-DMT comme exemple de « nouvelle substance psychoactive », soit une drogue récemment apparue sur le marché des drogues illégales qui, « À l’heure actuelle », n’est « pas réglementée en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances » et dont « la vente est réglementée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues » (Infobase de la santé). Cette page a été modifiée pour la dernière fois le 19 mars 2026, avant l’entrée en vigueur du nouveau règlement. Ne pas figurer dans la LRCDAS ne veut pas dire que tout est permis : la Loi sur les aliments et drogues régit toujours la vente des drogues. Nous n’avons pas trouvé de décision de Santé Canada sur son statut après le 1er octobre 2026 ; vérifiez donc les annexes en vigueur avant de vous fier à ce renseignement.

Le projet pilote de la Colombie-Britannique a-t-il décriminalisé le DMT ?

Non. L’exemption de la Colombie-Britannique, une exemption de catégorie au titre du paragraphe 56(1) entrée en vigueur le 31 janvier 2023, visait la possession par des adultes d’une quantité cumulée maximale de 2,5 grammes d’opioïdes, de cocaïne, de méthamphétamine ou de MDMA pour leur usage personnel (document d’information de Santé Canada). À partir du 7 mai 2024, une exemption de remplacement plus étroite ne s’appliquait plus que dans les résidences privées, les centres de santé désignés, les lieux où des personnes sans logement s’abritaient légalement, ainsi que les sites de prévention des surdoses et de vérification des drogues. Son annexe énumère les substances visées par annexe et article de la LRCDAS, et le DMT (annexe III, article 7) n’en fait pas partie (exemption de Santé Canada).

La page de Santé Canada consacrée à cette exemption porte maintenant l’avis « Cette exemption a expiré » (exemption de Santé Canada). La Province de la Colombie-Britannique indique que l’exemption a expiré le 31 janvier 2026 et ne sera pas renouvelée (gouvernement de la Colombie-Britannique). Notre guide sur la Colombie-Britannique retrace l’historique du projet pilote. Niveau de preuve : établi.

Le DMT et le droit canadien en un coup d’œil

Place du DMT et des substances apparentées dans le droit fédéral, selon notre lecture du 20 octobre 2026.
QuestionCe que dit le texte officielSource
Le DMT est-il inscrit à une annexe ?Oui. Annexe III, article 7, « et ses sels ».LRCDAS
L’annexe exempte-t-elle les plantes ?Aucune exception dans l’inscription du DMT. Le paragraphe 2(2) vise les substances qui contiennent une substance désignée et les formes naturelles.LRCDAS
Le DMT est-il une drogue d’utilisation restreinte ?Oui. Article 4 de la partie 1 de l’annexe 4.Règlement sur les substances désignées
L’harmaline et l’harmalol ?Annexe III, articles 9 et 10 ; drogues d’utilisation restreinte, articles 6 et 7.LRCDAS ; Règlement sur les substances désignées
Le 5-MeO-DMT ?Non nommé dans les annexes que nous avons lues. Santé Canada l’a décrit comme non réglementé par la LRCDAS, sa vente étant réglementée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues.LRCDAS ; Infobase de la santé (mars 2026)
L’usage religieux de l’ayahuasca ?Seulement dans le cadre d’une exemption au titre de l’article 56 détenue par le groupe ; au moins une demande était à l’étude en 2024.LRCDAS ; Commissariat à l’information
Le projet pilote de la C.-B. ?N’a jamais visé le DMT ; a expiré le 31 janvier 2026.Santé Canada ; Province de la C.-B.

Qu’est-ce qui reste incertain ?

  • Les exemptions religieuses. Santé Canada ne publie pas de liste, du moins aucune que nous ayons trouvée ; nous ne pouvons donc pas dire quels groupes détiennent des exemptions, pour combien de temps ni à quelles conditions.
  • Le 5-MeO-DMT après le 1er octobre 2026. La déclaration la plus récente de Santé Canada que nous avons trouvée est antérieure au nouveau règlement.
  • Le nouveau règlement en pratique. L’alinéa 6(1)g) permet à un individu de posséder une drogue d’utilisation restreinte obtenue pour son utilisation personnelle d’un praticien nommé dans une lettre d’autorisation. Nous n’avons trouvé aucune directive de Santé Canada sur la façon dont cela fonctionne pour le DMT.
  • La jurisprudence. Nous n’avons pas examiné les décisions judiciaires portant sur des matières végétales ou sur l’ayahuasca. Un avocat peut vous conseiller à ce sujet.
  • Les résultats de recherche. Le seul essai sur le DMT dans la base de données de Santé Canada n’avait pas de résultats publiés lors de notre vérification.

Pour une vue d’ensemble des psychédéliques et du droit canadien, voyez les champignons magiques sont-ils légaux au Canada, notre suivi des lois et, pour les notions de base, qu’est-ce que les champignons magiques.

Questions fréquentes

Le DMT est-il légal au Canada ?

Non. Le DMT figure à l’article 7 de l’annexe III de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances : la possession, le trafic, l’importation, l’exportation et la production constituent donc des infractions, sauf si les règlements ou une exemption au titre de l’article 56 autorisent l’activité. Le Règlement sur les substances désignées, en vigueur depuis le 1er octobre 2026, le classe parmi les drogues d’utilisation restreinte.

Quelle est la peine maximale pour la possession de DMT au Canada ?

Pour une substance inscrite à l’annexe III, le paragraphe 4(6) prévoit jusqu’à 3 ans d’emprisonnement par voie de mise en accusation. Par procédure sommaire, c’est une amende maximale de 1 000 $ ou jusqu’à 6 mois, ou les deux, pour une première infraction, et une amende maximale de 2 000 $ ou jusqu’à 1 an, ou les deux, en cas de récidive. Le trafic, l’importation, l’exportation et la production sont passibles de jusqu’à 10 ans par voie de mise en accusation.

L’ayahuasca est-elle légale au Canada ?

Pas de façon générale. La Loi vise toute substance qui contient une substance désignée, et l’inscription du DMT à l’annexe ne prévoit aucune exception pour les plantes. Santé Canada a traité l’usage religieux de l’ayahuasca comme nécessitant une exemption au titre de l’article 56, et une telle exemption ne vise habituellement que le groupe qui y est nommé.

Le 5-MeO-DMT est-il illégal au Canada ?

Il n’est nommé ni dans les annexes de la Loi ni dans l’annexe 4 du nouveau règlement, selon notre lecture. Le Système canadien de surveillance des drogues et des substances de Santé Canada, modifié pour la dernière fois en mars 2026, le décrivait comme non réglementé par la LRCDAS, sa vente étant réglementée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues. Vérifiez les annexes en vigueur, car cela pourrait changer.

La Colombie-Britannique a-t-elle décriminalisé le DMT ?

Non. Le projet pilote de 2023 ne visait que les opioïdes, la cocaïne, la méthamphétamine et la MDMA, et le DMT ne figure pas à l’annexe des substances visées. La province indique que l’exemption a expiré le 31 janvier 2026 et ne sera pas renouvelée.

Y a-t-il de la recherche sur le DMT au Canada ?

La base de données sur les essais cliniques de Santé Canada mentionne un produit qui nomme le DMT, dans un essai de phase 2, randomisé et contrôlé par placebo d’un produit expérimental de DMT chez des adultes atteints de dépression résistante au traitement, avec une lettre de non-objection datée du 7 novembre 2024 et un statut « en cours » en octobre 2026. Sa fiche sur ClinicalTrials.gov indique des sites à Surrey et à Kingston. Aucun résultat n’a été publié.

Si une personne a besoin d’aide urgente après avoir pris du DMT, le fait d’appeler le 911 lui vaudra-t-il une accusation ?

L’article 4.1 de la LRCDAS prévoit que la personne qui demande de l’aide d’urgence lors d’une urgence médicale causée par une substance psychoactive, ou qui se trouve sur les lieux à l’arrivée des secours, ne peut être accusée ni déclarée coupable de possession simple au titre du paragraphe 4(1) sur la foi d’une preuve obtenue du fait de cet appel. Il ne vise que cette infraction. En cas d’urgence, composez le 911.

Shroomverse vend des produits à base de champignons. Cet article présente de l’information générale sur le droit canadien en matière de drogues. Il ne constitue pas un avis médical, juridique ou d’achat, ne recommande aucun produit et n’encourage personne à consommer des drogues.

SOURCES

  1. Controlled Drugs and Substances Act, S.C. 1996, c. 19 (current to 2026-09-30, last amended 2026-07-18), Justice Laws Website, Department of Justice Canada. Consulté le . Texte complet lu dans sa version française officielle (Loi réglementant certaines drogues et autres substances, L.C. 1996, ch. 19, à jour au 2026-09-30, dernière modification le 2026-07-18) le 24 octobre 2026. Appuie les articles 7 (DMT), 9 (harmaline), 10 (harmalol) et 17 (mescaline, « sauf le peyote ») de l’annexe III, l’absence de toute inscription du 5-MeO-DMT, les paragraphes 2(1) et 2(2), les articles 4 à 7.1 et leurs peines maximales, l’article 4.1, la partie I.1 et le paragraphe 56(1) ; ainsi que le fait que les modifications non en vigueur (DORS/2025-243) ne touchent pas ces articles.
  2. Controlled Substances Regulations, SOR/2025-242, Canada Gazette, Part II, 17 December 2025. Consulté le . Texte complet lu dans sa version française officielle (Règlement sur les substances désignées, DORS/2025-242) le 24 octobre 2026. Appuie l’entrée en vigueur le 1er octobre 2026 (article 239), le regroupement incluant la partie J du Règlement sur les aliments et drogues, les définitions de drogue d’utilisation restreinte et de lettre d’autorisation, le paragraphe 6(1), et le DMT, l’harmaline et l’harmalol aux articles 4, 6 et 7 de la partie 1 de l’annexe 4.
  3. Exemptions from provisions of the Controlled Drugs and Substances Act (page modified 2026-04-07), Health Canada. Consulté le . Version française lue le 24 octobre 2026. Appuie ce qu’est une exemption, l’examen au cas par cas, les modalités et conditions, et la révocation en cas de non-respect.
  4. Health Canada (Re), 2024 OIC 10 (date modified 2024-05-17), Office of the Information Commissioner of Canada. Consulté le . Compte rendu complet lu dans sa version française (Santé Canada (Re), 2024 CI 10) le 24 octobre 2026. Appuie l’existence d’une demande d’exemption pour raisons religieuses visant à servir de l’ayahuasca en vertu de l’article 56, à l’étude à ce moment-là, dont Santé Canada a dit qu’elle pouvait créer un précédent.
  5. Notice to stakeholders: Requests to the Special Access Program (SAP) involving psychedelic-assisted psychotherapy, Health Canada. Consulté le . Version française lue le 24 octobre 2026. Appuie l’accès aux drogues d’usage restreint par le PAS depuis janvier 2022, l’examen au cas par cas et le fait qu’une autorisation n’est pas une approbation. L’avis nomme la psilocybine et la MDMA, pas le DMT.
  6. Clinical Trials Database: protocol VLS-01-203 (protocol ID 73344), Health Canada, via its Clinical Trials Database API. Consulté le . Fiche de l’API lue, ainsi que la liste des produits pharmaceutiques nommant ATAI Therapeutics et la diméthyltryptamine (VLS-01-BU). Appuie le plan de l’essai, l’affection, la date de non-objection 2024-11-07, la date de début 2025-06-04 et le statut « en cours ».
  7. ClinicalTrials.gov API v2 search: dimethyltryptamine, U.S. National Library of Medicine. Consulté le . Recherche effectuée le 20 octobre 2026 : 61 fiches, dont aucune n’indique de site canadien. La recherche ne renvoie pas NCT06524830 (VLS-01), vérifié le même jour.
  8. ClinicalTrials.gov record NCT06524830: VLS-01 buccal film vs placebo in treatment-resistant depression (ELUMINA), U.S. National Library of Medicine (record read via the ClinicalTrials.gov API). Consulté le . Fiche lue le 20 octobre 2026 lors de la révision éditoriale. Statut : recrutement en cours ; interventions nommées VLS-01-203 BU et placebo ; les sites comprennent Surrey et Kingston, au Canada.
  9. Understanding the data: Canadian Drug and Substance Watch (modified 2026-03-19), Health Canada, Health Infobase. Consulté le . Version française (Comprendre les données : Système canadien de surveillance des drogues et des substances) lue le 24 octobre 2026 ; elle affiche la date de modification 2026-03-09, la version anglaise 2026-03-19. Appuie la définition des nouvelles substances psychoactives et le 5-MeO-DMT comme exemple, non réglementé en vertu de la LRCDAS et dont la vente est réglementée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues.
  10. Subsection 56(1) class exemption to possess small amounts of certain illegal substances in British Columbia: health care clinics, shelters and private residences, Health Canada. Consulté le . Version française lue le 24 octobre 2026. Appuie l’avis d’expiration, la date d’entrée en vigueur du 7 mai 2024, les lieux visés et l’annexe des substances visées, qui ne comprend pas le DMT.
  11. Personal possession of small amounts of certain illegal drugs in British Columbia (backgrounder, May 2024), Health Canada. Consulté le . Version française lue le 24 octobre 2026. Appuie le début le 31 janvier 2023 et la liste initiale : opioïdes, cocaïne, méthamphétamine et MDMA, jusqu’à 2,5 grammes au total, adultes de 18 ans et plus.
  12. Decriminalizing people who use drugs in B.C. (last updated 29 May 2026), Province of British Columbia. Consulté le . Appuie l’expiration le 31 janvier 2026 et le fait qu’elle ne sera pas renouvelée.
  13. Ontario Poison Centre, Ontario Poison Centre. Consulté le . Page d’accueil lue. Appuie le numéro 1 800 268 9017 et la disponibilité 24 heures sur 24, tous les jours de l’année.
  14. 9-8-8 Suicide Crisis Helpline, 988.ca. Consulté le . Page d’accueil lue. Appuie l’appel ou le texto au 9-8-8.

MODIFICATIONS

  • : Traduction française de l’article anglais (pilote).